La théorie de la danse frétillante, ce langage codé qu'utilise la butineuse pour communiquer à ses collègues de travail, avait valu le Prix Nobel à Von Frisch, son inventeur, en 1973. Controverses, vérifications, compléments et extensions ont suivi depuis 40 ans. Les derniers travaux utilisent maintenant un radar !
Même dans la froidure, l’intérieur d’une ruche reste bien chaud. Les abeilles utilisent l’appareil musculaire de leurs ailes, qu’elles font vibrer jusqu’à l’amener à une température de 40 °C, voire 41 ou 42 degrés pour les plus « bosseuses » lorsqu’elles chauffent une larve. En été, les abeilles rapportent des gouttelettes d’eau. Leur évaporation consommera de l’énergie et dégagera du froid qui permettra de rafraîchir les rayons entre 33 et 36°C.
Nous ne parlons pas ici de jazz mais de température et de couleurs. Ce n'est pas sur ces superpollinisateurs que sont nos abeilles mellifères, qu'on a fait cette étude, il y a déjà quelques années, mais sur leurs cousins, plus rustauds, plus patauds, plus sociaux tout court peut-être qu'eusociaux, que sont les bourdons Bombus. Accessoirement aussi sur les fleurs qui ont elles aussi développé leurs stratégies pour attirer plus de pollinisateurs.
Parmi les abeilles solitaires, la plus grosse est la charpentière. Noire brillante, avec un reflet bleu ou violet, jusqu'à 3 cm de long et 5 cm d'envergure, notre xylocope se remarque en été sur les glycines. Ses mandibules puissantes lui permettent de forer son nid dans le bois, d'où son nom grec de coupeur de bois.
Les danses constituent un des codes de communication les plus élaborés qui soient. La butineuse peut, par le mouvement de sa danse, par les vibrations et par les sons qui l’accompagnent, donner rapidement les renseignements utiles pour retrouver les sources de nourriture disponibles et accélérer l’enthousiasme de ses camarades (ou au contraire le ralentir lorsque la source s’épuisera).
24 novembre 1859 : Première publication de l'ouvrage fondamental de Charles Darwin "De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle" En 2009, on fête le 150ème anniversaire de la parution, le 200ème anniversaire de la naissance du grand naturaliste et la mise à disposition sur Internet de l'ensemble des archives et des travaux de Darwin détenus par l'université de Cambridge. Sélection naturelle, évolution et formation des espèces, darwinisme : des théories dont on a un peu parlé à cette occasion et qui demandent toujours des explications et des commentaires.
Les Britanniques ont érigé à Londres un monument pour célébrer le souvenir des animaux de la Grande Guerre et de celles qui ont suivi. La première guerre mondiale a en effet « consommé » des millions d'animaux, auxiliaires requis, chevaux (huit millions pour la seule armée britannique), chiens, pigeons voyageurs, mules, éléphants, chameaux et même vers-luisants.
… qui ont six pattes et un corps divisé en trois parties. On le sait mais cela n’a pas été toujours le cas. Il y a environ 300 millions d’années vivaient des « insectes géants », des libellules avec des ailes de 70 cm par exemple. Pourquoi donc ont-ils disparus ?
L'élevage industriel des poussins n'utilise que les femelles. On tue donc les mâles après l'éclosion. Les chercheurs de Dresde ont montré qu'un type particulier de spectroscopie permettrait de sexer les volailles encore dans l'œuf et d'éviter ainsi ce massacre.
Toujours plus d'humains, de villes, de routes. Sur les routes, toujours plus de voitures. Les autres espèces s'efforcent de survivre dans les espaces et les plages de temps que nous leur laissons provisoirement. Quand elles se sont adaptées, on change les règles. Dans le cas des sangliers (et du gibier en général), c'est 2 fois par an, à chaque changement d'heure.
Au Kenya, la population humaine a triplé dans les 30 dernières années. Villages et cultures grignotent les terrains naguère réservés aux éléphants. Ceux-ci dévastent les potagers. Pour les faire fuir, on leur envoie le son que font les colonies d'abeilles quand on les dérange. Ils le (re)connaissent et prennent peur immédiatement.
Les abeilles récoltent sur les fleurs le jus sucré du nectar, pour l’énergie qu’elles vont consommer, et les protéines du pollen pour la croissance de leurs jeunes. Certaines solitaires, comme les mégachiles, y ajoutent des feuilles soigneusement coupées pour tapisser le nid qu’elles vont construire dans les cavités des bois. Les raffinées préfèrent les pétales.
Le trouble de l’attention-hyperactivité toucherait 5 % des enfants en France et une moyenne de 12 % dans le monde pour les enfants de 8 à 12 ans. Prédispositions génétiques ? Peut-être bien. Impact de l’environnement ? Sans doute aussi. Une récente étude publiée tente d’aborder le problème sous un autre angle.
Le 28 octobre 2015, un entomologiste chef de service au ministère étatsunien de l'agriculture, accusait sa hiérarchie d'avoir supprimé des résultats de recherche susceptibles de mettre en cause l'utilisation d'une classe répandue de pesticides (les néonicotinoïdes), un des gros moteurs de revenus de l'industrie agrochimique.
Le Bacillus thuringiensis, n' a été découvert qu'en 1911. Il est aujourd'hui l'insecticide organique le plus utilisé au monde. Son fonctionnement commence a être mieux connu et les perspectives qu'il ouvre en pathologie humaine sont à l'étude.
La quasi-totalité des humains qui habitent l’Europe et les États-Unis vivent aujourd’hui dans des zones où la pollution lumineuse est telle qu’ils ne peuvent plus voir la voie lactée à l’œil nu. Même pour apercevoir le baudrier d’Orion en hiver, il leur faudra bientôt aller se cacher dans une ruelle sombre ou entre les arbres de leur jardin.
Les chasseurs du Lot décident de semer un hectare de fleurs sur une jachère. Un début modeste pour le petit gibier mais peut-être aussi pour les insectes pollinisateurs. C'est vous les chasseurs ? C'est bien, continuez !