Un, deux, trois, beaucoup. C'est ainsi qu'on compte dans certaines langues des peuples «premiers». Au delà de trois, plus rarement quatre, la quantité n'est pas précisée. Le mot correspondant veut dire «beaucoup. On rencontre cela par exemple dans les langages d'Afrique australe du groupe Khoïsan.
Chez les abeilles c'est un peu la même chose, sauf qu'on ne sait pas très bien si le « mot » correspondant existe.
Le bourdon est une abeille ! Le bourdon n’est pas le « faux-bourdon », c’est-à-dire le mâle de l’abeille, celui qu’on distingue des ouvrières par son corps trapu, ses gros yeux et son cerveau plus petit. Le « vrai » bourdon, ce gros insecte rond et poilu qui fait tant de bruit sur les fleurs, est une abeille un peu différente.
Les abeilles récoltent sur les fleurs le jus sucré du nectar, pour l’énergie qu’elles vont consommer, et les protéines du pollen pour la croissance de leurs jeunes. Certaines solitaires, comme les mégachiles, y ajoutent des feuilles soigneusement coupées pour tapisser le nid qu’elles vont construire dans les cavités des bois. Les raffinées préfèrent les pétales.
Dans les peuples d'abeilles mellifères, celles des ouvrières qui se dépensent pour chauffer le couvain sont des "travailleuses d'élite," chargées d'une tâche fondamentale. C'est pourquoi une équipe spéciale s'affaire pour les approvisionner sans relâche avec le meilleur carburant qui soit : le miel de la ruche. Les chercheurs de Würzburg ont pu mettre en évidence ce comportement, cette équipe, cette tâche spécialisée jusqu'alors inconnus.
Les diverses variétés de « bombus » sont des abeilles sociales annuelles. Les bourdons partagent certaines habitudes comportementales avec nos abeilles mellifères. Mais il y a bien des nuances et bien des différences.
Pour la 100ème entrée de ce blog, fallait-il une très courte anecdote, une petite question restée jusqu'ici sans réponse, une admonestation à relire les 99 entrées précédentes ?
Voila déjà un joli texte synthétique d'Edward Wilson : Comment se fabrique un insecte social.
Sinon, la série continue. On vous a déjà préparé une jolie surprise pour la 200ème entrée.
24 novembre 1859 : Première publication de l'ouvrage fondamental de Charles Darwin "De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle" En 2009, on fête le 150ème anniversaire de la parution, le 200ème anniversaire de la naissance du grand naturaliste et la mise à disposition sur Internet de l'ensemble des archives et des travaux de Darwin détenus par l'université de Cambridge. Sélection naturelle, évolution et formation des espèces, darwinisme : des théories dont on a un peu parlé à cette occasion et qui demandent toujours des explications et des commentaires.
Pourquoi l'abeille fait-elle du miel alors que la plupart des insectes se contentent de consommer le nectar des fleurs ? Quels sont les animaux qui hibernent et comment cela se traduit ? De la marmotte des Alpes dont la température interne chute de plus de trente degrés à la production de protéine antigel par certains insectes, nous marquons l'entrée dans la période hivernale.
Une espèce de guêpe a trouvé un moyen original d'assurer la survie de sa descendance: elle force une coccinelle à devenir la garde du corps de sa larve. La guêpe pond son œuf dans le corps de la coccinelle. Parvenue à l'état de larve, elle s'extirpe du corps de la coccinelle et tisse son cocon dans ses pattes. La coccinelle, en partie paralysée par le cocon de son parasite, retrouve la liberté à l'éclosion de la guêpe.
Au Kenya, la population humaine a triplé dans les 30 dernières années. Villages et cultures grignotent les terrains naguère réservés aux éléphants. Ceux-ci dévastent les potagers. Pour les faire fuir, on leur envoie le son que font les colonies d'abeilles quand on les dérange. Ils le (re)connaissent et prennent peur immédiatement.
Les éléphants d'Afrique de l'Est doivent faire face à un développement puissant des zones de cultures qui correspond à l'accroissement rapide des populations. Pour les protéger, on a intégré dans les clôtures des ruches d'abeilles africaines, celles qui se défendent si bien et que les éléphants ont appris à craindre.
Les Britanniques ont érigé à Londres un monument pour célébrer le souvenir des animaux de la Grande Guerre et de celles qui ont suivi. La première guerre mondiale a en effet « consommé » des millions d'animaux, auxiliaires requis, chevaux (huit millions pour la seule armée britannique), chiens, pigeons voyageurs, mules, éléphants, chameaux et même vers-luisants.
Les abeilles récoltent sur les fleurs le jus sucré du nectar, pour l’énergie qu’elles vont consommer, et les protéines du pollen pour la croissance de leurs jeunes. Certaines solitaires, comme les mégachiles, y ajoutent des feuilles soigneusement coupées pour tapisser le nid qu’elles vont construire dans les cavités des bois. Les raffinées préfèrent les pétales.
Le trouble de l’attention-hyperactivité toucherait 5 % des enfants en France et une moyenne de 12 % dans le monde pour les enfants de 8 à 12 ans. Prédispositions génétiques ? Peut-être bien. Impact de l’environnement ? Sans doute aussi. Une récente étude publiée tente d’aborder le problème sous un autre angle.
Le 28 octobre 2015, un entomologiste chef de service au ministère étatsunien de l'agriculture, accusait sa hiérarchie d'avoir supprimé des résultats de recherche susceptibles de mettre en cause l'utilisation d'une classe répandue de pesticides (les néonicotinoïdes), un des gros moteurs de revenus de l'industrie agrochimique.
Le Bacillus thuringiensis, n' a été découvert qu'en 1911. Il est aujourd'hui l'insecticide organique le plus utilisé au monde. Son fonctionnement commence a être mieux connu et les perspectives qu'il ouvre en pathologie humaine sont à l'étude.
La quasi-totalité des humains qui habitent l’Europe et les États-Unis vivent aujourd’hui dans des zones où la pollution lumineuse est telle qu’ils ne peuvent plus voir la voie lactée à l’œil nu. Même pour apercevoir le baudrier d’Orion en hiver, il leur faudra bientôt aller se cacher dans une ruelle sombre ou entre les arbres de leur jardin.
Les chasseurs du Lot décident de semer un hectare de fleurs sur une jachère. Un début modeste pour le petit gibier mais peut-être aussi pour les insectes pollinisateurs. C'est vous les chasseurs ? C'est bien, continuez !